Plus de 10 000 personnes se sont réunies le 11 octobre 2026 à Cournon d'Auvergne, aux portes de Clermont-Ferrand, pour un meeting de Jean Luc Mélenchon. Candidat déclaré depuis le 3 mai 2026 pour une quatrième course à l'Élysée, l'Insoumis enchaîne les rassemblements à forte affluence et progresse dans plusieurs baromètres d'opinion, à un peu plus d'un an du premier tour de la présidentielle de 2027. Une dynamique qui se construit toutefois dans un climat de tensions répétées avec une partie de la presse, que le candidat et son entourage jugent hostile.
Plus de 10 000 personnes à Clermont-Ferrand
Le 11 octobre 2026, plus de 10 000 personnes se sont massées dans la salle de Cournon d'Auvergne, dans l'agglomération clermontoise, pour un meeting de La France insoumise. Face à l'ampleur de la foule, Jean Luc Mélenchon a lui même confié : « Je m'attendais à du monde, mais pas autant. » Le mouvement insoumis a mis en avant une participation jeune et nombreuse, dans un meeting largement consacré à la dénonciation de Parcoursup, qualifié par le candidat d'« ignominie ».
Cette mobilisation s'inscrit dans une série de rassemblements à forte fréquentation depuis l'annonce de sa candidature, le 3 mai 2026, sur le plateau du journal de TF1, où il avait lancé un sobre « Oui, je suis candidat ».
Une progression mesurée dans les sondages
Cette affluence à Clermont-Ferrand fait écho à une remontée progressive dans les baromètres d'opinion. Selon le baromètre Odoxa Mascaret pour Public Sénat, Jordan Bardella (Rassemblement National) arrive largement en tête des intentions de vote avec 32 %, loin devant Édouard Philippe, crédité de 17 % (en recul de quatre points). Jean Luc Mélenchon talonne ce dernier avec 16 %, en hausse de quatre points, devant Raphaël Glucksmann, à 11 %. Public Sénat a résumé cette séquence par une formule reprise dans la presse politique : Mélenchon « décolle ».
Une candidature sous tension avec une partie de la presse
Le 23 février 2026, Jean Luc Mélenchon a tenu une conférence de presse réservée à des médias numériques dits alternatifs, excluant notamment Franceinfo, l'AFP, TF1, Libération, L'Express et Le Monde. Reporters sans frontières a dénoncé une sélection des journalistes autorisés à couvrir un événement d'intérêt public. Quelques jours plus tard, le 26 février 2026, une plaisanterie du candidat sur la prononciation du nom « Epstein » a été interprétée par SOS Racisme, le Parti socialiste et la Ligue des droits de l'homme comme une allusion à des théories conspirationnistes à connotation antisémite ; Jean Luc Mélenchon et ses proches ont fermement rejeté toute intention antisémite.
Du côté de La France insoumise, ces épisodes sont présentés comme la conséquence d'un traitement médiatique jugé systématiquement défavorable. Ses détracteurs y voient au contraire le signe de tensions que le candidat entretient lui même avec une partie de la profession journalistique.
Reste que, dix mille personnes à Clermont-Ferrand et sondages en hausse à l'appui, la candidature de Jean Luc Mélenchon occupe, à un an de l'échéance, une place grandissante dans le paysage de la présidentielle 2027.