À l'approche du scrutin général du 30 août, une série d'entretiens menés par notre rédaction auprès d'électeurs de la capitale confirme que le coût de la vie s'impose comme la préoccupation dominante de cette campagne électorale, devant même les questions sécuritaires pourtant omniprésentes dans le débat public.
L'inflation persistante sur les produits de première nécessité, combinée à la difficulté d'accès à certains marchés dans les zones les plus touchées par l'insécurité, pèse lourdement sur le quotidien des ménages, en particulier dans les quartiers populaires de l'aire métropolitaine.
Plusieurs candidats aux élections législatives et locales intègrent désormais des propositions économiques concrètes à leurs programmes de campagne, allant du soutien aux petits commerces à des mesures de régulation des prix, dans un contexte où l'économie informelle continue de jouer un rôle central dans la subsistance de nombreuses familles.
Les marchés de quartier, particulièrement résilients malgré le contexte électoral et sécuritaire, restent pour beaucoup d'habitants le principal point d'accès aux biens essentiels, illustrant l'importance de cette économie informelle dans la vie quotidienne port-au-princienne.
Des économistes interrogés par notre rédaction soulignent que la crédibilité des engagements économiques pris pendant la campagne dépendra largement de la stabilité institutionnelle qui suivra le scrutin, notamment dans la gestion de la transition post-électorale.
PORT-AU-PRINCE TIME poursuivra sa série de reportages sur les enjeux économiques de cette élection, avec des témoignages de commerçants, de consommateurs et de responsables économiques locaux.