Dans les quartiers de Port-au-Prince, les marchés de quartier continuent de faire vivre au quotidien une économie informelle particulièrement résiliente, malgré un contexte marqué à la fois par l'insécurité persistante et l'approche du scrutin général du 30 août 2026.
Pour des milliers de commerçantes et commerçants, ces marchés restent le principal, voire l'unique, moyen de subsistance, dans un environnement économique fragilisé par l'inflation et par les difficultés d'approvisionnement dans certaines zones affectées par la violence.
Plusieurs marchands interrogés par notre rédaction expliquent avoir dû adapter leurs horaires et leurs itinéraires d'approvisionnement en fonction de la situation sécuritaire, illustrant la capacité d'adaptation constante de cette économie de proximité face aux aléas du contexte national.
Le coût de la vie, identifié comme le premier enjeu des campagnes électorales par de nombreux électeurs, trouve dans ces marchés une illustration concrète et quotidienne, entre prix fluctuants des produits de première nécessité et incertitude sur l'approvisionnement futur.
Certains candidats aux élections locales et législatives intègrent désormais des propositions spécifiques destinées à soutenir ce secteur informel, qu'il s'agisse d'aménagement d'espaces de marché plus sûrs ou de mécanismes d'appui aux petites commerçantes.
PORT-AU-PRINCE TIME poursuit sa série de reportages sur l'économie informelle de la capitale, à la rencontre des commerçants qui font vivre ces marchés au quotidien.