Malgré un contexte politique et sécuritaire tendu, la scène musicale port-au-princienne continue de vivre, portée notamment par une nouvelle génération d'artistes qui revisite les codes du kompa, genre emblématique de la musique haïtienne, en y intégrant des sonorités plus contemporaines.
Dans plusieurs quartiers de la capitale, de jeunes groupes mêlent guitares électriques, productions électroniques et arrangements inspirés du kompa traditionnel, attirant un public qui cherche, à travers la musique, un espace de respiration face à l'actualité souvent difficile du pays.
Des salles et espaces culturels, parfois de taille modeste, continuent d'organiser des concerts malgré les contraintes logistiques et sécuritaires, témoignant de la résilience d'un secteur culturel qui refuse de s'effacer devant les crises successives traversées par Haïti.
Plusieurs figures de cette nouvelle scène évoquent également l'importance des plateformes numériques pour diffuser leur musique au-delà des frontières, touchant en particulier la diaspora haïtienne, qui reste un public particulièrement fidèle et engagé pour ces artistes émergents.
À l'approche des élections générales, certains musiciens n'hésitent pas à intégrer des messages sociaux et politiques dans leurs textes, contribuant à leur manière au débat public qui traverse le pays à quelques semaines du scrutin du 30 août.
PORT-AU-PRINCE TIME poursuivra sa série de portraits consacrée à cette nouvelle génération d'artistes qui façonne la scène musicale de la capitale.