À moins de trois semaines du scrutin général, les autorités haïtiennes ont annoncé un renforcement notable du dispositif sécuritaire dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince, zone où l'organisation du vote demeure la plus sensible en raison de la présence de groupes armés dans plusieurs quartiers.
Ce renforcement se traduit par un redéploiement des effectifs autour des principaux centres d'inscription et futurs bureaux de vote, ainsi que par une coordination accrue entre les forces de l'ordre nationales et les unités chargées spécifiquement de la sécurisation du matériel électoral lors de son acheminement vers les centres de compilation.
Sur le terrain, cependant, plusieurs organisations de la société civile font état de zones où l'accès reste difficile, en particulier dans certaines communes où des affrontements sporadiques ont été rapportés au cours des dernières semaines. Ces poches d'insécurité continuent de compliquer l'inscription des électeurs, un défi que le CEP reconnaît sans pour autant annoncer de mesure de report.
Les autorités assurent que des plans de contingence ont été élaborés pour chaque commune sensible, incluant des itinéraires alternatifs pour le transport du matériel et une présence renforcée le jour du scrutin. Des représentants de la communauté internationale, engagés dans l'appui logistique au processus, ont par ailleurs indiqué suivre de près l'évolution de la situation sécuritaire dans ces zones.
Pour les habitants de l'aire métropolitaine, la question sécuritaire reste indissociable de la participation électorale elle-même : plusieurs résidents interrogés par notre rédaction expriment à la fois leur volonté de voter et leurs inquiétudes quant aux déplacements vers les bureaux le jour J.
PORT-AU-PRINCE TIME continuera de documenter, commune par commune, l'évolution du dispositif sécuritaire à l'approche du 30 août, avec une attention particulière portée aux zones les plus exposées.